Hoel Von Helvet

Inspiré notamment par les contes populaires nordiques et germaniques, par l’art de Dürer, Brueghel, Goya, Doré et Topor, Hoel von Helvet représente dans ses gravures un monde peuplé d’êtres humains, de créatures fabuleuses et d’étranges chimères qui participent à l’élaboration d’une atmosphère singulière, à la fois inquiétante et mystérieuse. L’univers onirique dépeint dans ses œuvres est renforcé par la présence d’une nature équivoque. La végétation exubérante laisse place parfois à des paysages désolés dans lesquels les personnages sont en proie à d’inexplicables puissances. Ses illustrations regorgent de symboles et d’allégories tout droit issus de la tradition occulte. Des visions apocalyptiques d’angoisses et d’épouvantes dignes des plus noires représentations médiévales y abondent. Images de corps décharnés et mutilés, défilés de moribonds, scènes de torture dans des décors gothiques en décomposition, rien ni personne sur terre n’est épargné. Dans ces espaces inhospitaliers, la mort exerce son pouvoir absolu sur l’homme, abandonné de Dieu. Pourtant, de cette nature terrifiante et féminine, naît un souffle de beauté et d’espérance. Diplomé avec distinction en 2017 de l’ESA Le 75, Hoel von Helvet pratique les techniques d’eaux fortes et d’aquatinte, la gravure sur bois et sur lino, et depuis peu, le Burin pour réaliser ses travaux.
http://vonhelvet.wordpress.com

Coffret E² 002

 

 

Marie-Pierre Brunel

Marie-Pierre Brunel collectionne, compile, accumule toutes sortes de documents formant une bibliothèque de matière première nécessaire à sa production (anciennes publicités, manuels d’éducation, images encyclopédiques, gravures du folklore de différents pays…). Ces images sont par la suite conjuguées, détournées, disloquées ou collées les unes aux autres, offrant un univers singulier de mutations visuelles.
Son travail tourne autour des thèmes du masque, du déguisement, de l’animalité, des rituels ancestraux, de l’inquiétante étrangeté. On trouve de l’étrange, voire du fantastique, autant dans ses dessins que ses peintures, gravures, et collages.
http://www.mariepierrebrunel.com/

Pole Ka

Avec la précision d’une chirurgienne, Pole Ka dessine des corps, les dissèque, les écorche, et d’une main d’artisan besogneux compose ses images acérées. Elle égare ses personnages étranges dans des paysages imaginaires, des scènes grotesques. Des visions tout droit sorties d’un cabinet de curiosités prennent corps ; ici se mêlent animaux, insectes, végétaux, personnages hybrides et monstrueux, convoquant la médecine et la religion, l’Encyclopédie et les bestiaires anciens, évoquant les tableaux de Bosch et de Cranach, les collages surréalistes de Ernst ou Štyrský et les enluminures anonymes du Moyen-Âge. Par ailleurs, les moines-compagnons de micr0lab, éparpillés aux quatre vents, sont des partenaires fidèles de Pole Ka pour éditer et colporter fanzines déviants, jeux impossibles, vinyles qui craquent, et organiser d’épiques soirées de musique noyse. Anatomies extravagantes, pathologies disparues, paysages désolés : Pole Ka grave sa propre histoire de la Femme et de ses souffrances, dessine une taxonomie habitée de fantômes androgynes à la sexualité trouble et sérigraphie les plans d’un monde qui s’effondre.”
http://www.poleka.fr/

Piet Du Congo

Piet du Congo s’est nourri de bandes dessinées, de musique alternative, d’art populaire et médiéval. Il a mâché et digéré ces saveurs pour les cuisiner à sa sauce dans un esprit mash-up inspiré du breakcore et du collage. Ne goûtant pas le déjà-vu, il mélange et déstructure les codes de l’imagerie populaire, mêlant icônes religieuses, art de propagande, esthétique 8 bit, affiches de cinéma, art brut… Au fil des années, il applique sa recette au dessin, à la peinture, aux installations, au tatouage, à l’organisation de concerts ou au DJing et VJing. Tentant d’éviter le circuit de la grande distribution et de rester fidèle à la tradition DIY, il cherche à partager son goût pour l’expérimentation et alimenter ainsi une contre-culture qui l’a elle-même nourri.
http://pietducongo.com/

 

Bryan Beast

Influencé très tôt en école d’art par des collagistes tels que Prévert ou Ernst, et par les fous et l’art brut, Bryan Beast a voulu faire la même chose qu’eux parce que c’était joli. Mais ses professeurs ont dit que ce n’était pas pertinent parce que les collages surréalistes, c’était un peu daté, et qu’en plus il n’était pas fou.
Aujourd’hui, l’artiste vit et travaille en Belgique. Il fabrique des collages numériques, reprenant l’esthétique de l’image gravée, et crée un univers nécro-pornographique, rempli de monstres tristes, de saints sales et d’hermaphrodites en décomposition. Le matériel est noble et donne une impression de cisellement, mais le but avoué reste l’infection. Il n’est toujours pas fou, mais maintenant il s’en moque.
https://bryanbeast.org/