Workshop expo : Atelier tronches
- Quand : le samedi 9 mai 2026
- À quelle heure : 15h-17h
- Où : Place du Jeu de Balle 68, 1000 Bruxelles
- Combien : Prix libre. Matériel fourni. Tarif solidaire suggéré : 5€ /Tarif juste suggéré : 12€ / tarif de soutien suggéré : 20€
Présentation
Le samedi 9 mai, tous·tes à vos masques pour le workshop expo proposé par l’artiste Patrick Jannin ! Vous en avez marre de vous voir, et votre tête ne vous revient plus ? Que diriez-vous alors de changer de tête le temps d’un après-midi ? Tout cela est possible grâce à l’atelier de fabrication de masques du docteur Jannin, expert en bidouillages de tronche et roi du ravalement de façade… version artistique, bien sûr !Après quelques heures passées entre ses mains expertes, vous repartirez avec un tout nouveau visage… en création ! Prévoir des habits qui ne craignent pas les taches, peinture et colle seront de la partie !
Prix libre, ouvert à toutes et tous, matériel fourni.
☛ Inscriptions : info@sterput.org
Artiste
Patrick Jannin
𝐏𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐤 𝐉𝐚𝐧𝐧𝐢𝐧, né en 1971, nous livre, au travers d’une œuvre abondante et protéiforme, une vision du monde des plus dérangeantes, ou pour reprendre l’expression freudienne, d’une inquiétante étrangeté. Cet adorateur de la beauté a au fil des ans construit un monde à part, en marge des modes et des courants artistiques, dans lequel l’homme, déchu et condamné depuis la nuit des temps à l’enfer perpétuel, côtoie – comme pour faire plus ressentir, si besoin était, sa laideur et sa bassesse – des créatures à la beauté saisissante, femmes à têtes d’animaux ou animaux à corps de rêve, déesses tout droit venues des mythes anciens, qu’on a dit barbares puis condamnés afin d’installer dans la tête des hommes un symbole de mort et de vide existentiel, un dieu vengeur, le dieu menteur. Quant à la vérité, chez ce peintre, elle se trouve, tout simplement, pour qui sait seulement ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure, sur la branche de l’arbre ou sous les taillis d’une forêt équatoriale, sous la forme du Cerf ou du Rouge-gorge, de la Hyène ou du Zèbre. Autant d’animaux-symboles, autant de totems jalonnant l’existence de celui qui aspire à aller plus haut, plus loin et plus profond, et tous porteurs d’une même énergie, tous beaux et lumineux, même dans leur noirceur et dans leur cruauté, car ainsi que les a fait la Nature. Alors oui, ainsi peut-on voir l’univers de Jannin : un monde à trois entrées, où chaque médium (dessin, photographie et peinture) apporte avec lui ses propres questionnements mais aussi au final LA réponse : la beauté. La beauté comme quête, la beauté comme un rempart contre la bêtise inhérente aux hommes, la beauté comme source de lumière, nécessaire à la vie elle-même.














